Musiques, artistes, … libres ou pas?

Extrait d’une discussion vu sur ados.fr :

Un exemple parmi d’autres:

Citation :

Qui gagne quoi sur la vente d’un CD ?

Partons d’un album CD mis en vente dans un magasin. Son prix s’élève à environ 17 € prix public. Si on retire la TVA (19,6%) on arrive à 13,67 €.

Le magasin prend une marge d’environ 35%. Le prix de gros H.T. est donc de 8,88 €. Si vous êtes autoproduit et que vous fonctionnez en dépôt-vente, c’est ce qui vous revient.

Si par contre vous passez par un distributeur, celui-ci prendra une commission de 40%. En tant que producteur vous toucherez donc 5,33 € par disque vendu.

Dans les deux cas (dépôt-vente et contrat de distribution) ce sera à vous de financer les actions de promotion. Si vous travaillez avec un label qui s’occupe de la fabrication et de la promotion (contrat de licence), vous toucherez 15 à 20 % du prix de gros H.T. soit environ 1,78 € par disque vendu.

Enfin en tant qu’interprète (contrat d’artiste), vous toucherez moins de 8% du prix de gros H.T., soit 0,71€ par disque vendu, que le producteur vous versera.

Récapitulons : si vous vendez 1000 CD à un prix de vente magasin de 17 €, vous toucherez :

En dépôt-vente : 1000 x 8,88 soit 8880 €

En contrat de distribution : 1000 x 5,33 € soit 5330 €

En contrat de licence : 1000 x 1,78 soit 1780 €

En contrat d’artiste : 1000 x 0,71 soit 710 €

Ces valeurs sont basées sur une moyenne, et varient en fonction des contrats et du type de disque.

Vous l’aurez constaté, financièrement parlant un artiste indépendant a plus intérêt à limiter le nombre d’intermédiaires. Mais dans ce cas la charge de travail et d’investissements augmente aussi. C’est donc un choix à faire en fonction de ses capacités et de ses objectifs.

Je suis auteur/compositeur/interprète. Comment serais-je rémunéré ?

Il faut distinguer les deux statuts : auteur/compositeur et interprète.

En tant qu’interprète vous serez rémunérés, selon votre type de contrat, par le producteur. (Voir l’article).

En tant qu’auteur (auteur/compositeur/arrangeur) vous serez par contre rémunérés sous forme de droits d’auteurs que vous versera la SACEM. Si vous êtes en contrat d’édition vous partagerez vos gains à hauteur de 50% avec l’éditeur.

Source: Olivier Miljeu

Voici quelques liens afin de savoir chez qui va l’argent quand on achète une oeuvre musicale

http://leblog.vendeesign.com/m […] -cd-vendu/

Répartition des gains dans la musique en ligne:

http://pasunblog.org/article.php3?id_article=15

Citation :

Concernant la Sacem:

Heureusement, la SACEM est là ! Après tout, ses sociétaires sont les auteurs et les compositeurs. Une partie des 7 centimes qu’elle obtient par l’intermédiaire de la SDRM devrait revenir à la création.

Il est nécessaire ici de faire des contorsions pour avoir une petite idée de ce qui revient réellement aux artistes sur ces 7 centimes :

– selon le rapport de la Cour des Comptes de 2004, sur 100€ versés à la SACEM, 79 sont reversés aux sociétaires. [7], soit 79%.

– La loi impose que la SACEM répartisse ces 79% de la façon suivante : 25% aux auteurs, 25% aux compositeurs, 50% aux éditeurs.

Or la plupart du temps les éditeurs sont des filiales des majors, ce qui ajoute une source supplémentaire de revenus pour les producteurs de l’ordre de 2,76 centimes (50% de 79% de 7 centimes) récupérés via la gestion collective.

=> Ce serait donc 2,76 centimes qui seraient répartis à égalité entre les auteurs (1.38 centime), et les compositeurs (1.38 centime) sur une vente de fichier audio à dont le montant est égal à 0.99 centimes d’euros.

Répartition des gains sur un CD:

Citation :

Qui gagne combien dans un album ?

Des chiffres pas toujours faciles à calculer tant le nombre d’intervenants est grand et le nombre de contrats personnalisés.

Grosso modo, les redevances (= revenus) de tous les acteurs se calculent pour la majorité par rapport au prix de vente en gros HT. Comprenez par le prix de vente en gros comme le prix vendu au revendeur qui pourrait-être la Fnac, Virgin,… Prenons un exemple. Imaginons que le prix de vente en gros HT soit de 13 euros HT

Entre 7 et 9 % du prix de vente en gros HT : c’est ce que touche l’interprète sur un album (ce % est fixé lors du contrat d’Artiste ou d’Enregistrement).

Dans notre exemple, il percevra donc entre 0.91 Centimes d’euros et 1 Euro 17 Centimes.

9 % du prix de vente en gros HT : c’est ce que touche l’ensemble des Auteurs

(= Auteur + Compositeur + Éditeur). Cette somme qui correspond au droit de reproduction mécanique (DRM) est à partager en 3. Le partage est fonction du contrat de Cession signé entre les auteurs (auteur & compositeur) et l’éditeur. Plus généralement, l’éditeur a 50%, le compositeur 25% et l’auteur 25%. Dans notre exemple, le compositeur gagnera… seulement (13 X 9%) X 25% = 0,29 Centimes d’Euros ! Notez que la présence d’arrangeur ou d’un adaptateur supplémentaire diminuera cette somme.

Entre 18 et 22% du prix de vente en gros HT : c’est ce que touche le producteur sur un album. Ce % a été négocié entre le producteur (juridiquement, celui qui est propriétaire des « bandes » car financeur de la production) et l’éditeur phonographique (celui qui prend en charge la fabrication des CD) lors du Contrat de Licence. Sur une licence négociée à 20 points (donc 20 %), le producteur touchera 13 X 20% = 2.6 euros.

Enfin, n’oublions pas le distributeur qui peut toucher jusqu’à 40%. L’éditeur phonographique tirera sa marge brute de la différence entre le prix de vente au distributeur et ses coûts de fabrication (+ droits SDRM à verser à la Sacem).

les 20 aines de pourcent restant seront dispatchés entre les magasins et grossistes et autres.

Vous comprendrez donc pourquoi les Majors qui détiennent « la Prod », « l’Édition » et la « Distrib » accumulent des sommes considérables. Il n’est donc pas rare d’aller négocier des avances sur éditions, des parts éditoriales ou des « points de prod » lorsqu’on est artiste/auteur.

Vous comprendrez aussi pourquoi l’Itunes Music Store (cf. plus bas) est capable de proposer des titres à 0.99 $ sur son site ; car en matière de téléchargement, les aspects classiques de la distribution, du stockage, du transport, des redevances SDRM,… n’existent plus ou tout du moins, plus dans le mêmes proportions !

Par contre ils n’hésitent pas à prendre aussi une petite com au passage sur un produit vendu.

– L’artiste touche 3 centimes, pour chaque morceaux vendu
– Les Plateformes de téléchargements (Itune, fnac, amazon prennent 6 centimes pour chaque morceaux vendu.
– La Sacem prend 7 centimes et reverse 2.76 aux artistes (La loi impose que la SACEM répartisse ces 79% de la façon suivante : 25% aux auteurs, 25% aux compositeurs, 50% aux éditeurs.)
– La TVA (l’Etat) prend 19 centimes
– Les MAJORS prennent entre 55 et 62 centimes
– Ajouter à cela, 3 centimes en frais divers dont les DRM…

Alors, c’est qui les voleurs dans cette histoire ? L’internaute qui télécharge ? le mélomane ? ou l’industrie?

FIN de l’extrait…